Lancer sa plateforme : les cinq piliers juridiques
Un lancement réussi repose sur cinq fondations juridiques. Les traiter dans le bon ordre évite les mauvaises surprises — et rassure investisseurs et partenaires lorsqu’ils auditent votre documentation.
1. Votre marque
Le nom de votre plateforme est son premier actif. Avant tout dépôt — et surtout avant toute communication — une recherche d’antériorités vérifie que le signe est disponible dans vos classes et vos territoires. La protection est territoriale et ne se rattrape pas rétroactivement.
2. Vos CGU et CGV
Elles définissent vos responsabilités, vos droits sur les contenus des utilisateurs, vos règles de modération et de résiliation. Elles doivent décrire votre service réel — pas celui d’un concurrent dont vous auriez repris le modèle.
3. Vos contrats avec les prestataires
Développeurs, freelances, agences : sans clause de cession expresse, les droits sur le code et les créations restent à leurs auteurs. Vérifiez la propriété intellectuelle des livrables, la confidentialité et la réversibilité — c’est un point de blocage classique en levée de fonds.
4. La réglementation applicable
La qualification de votre service commande tout : hébergeur ou éditeur, plateforme de partage, service de médias à la demande. Chaque qualification emporte ses obligations — signalement, transparence, points de contact.
5. Vos données
Registre des traitements, politique de confidentialité, encadrement des sous-traitants, cookies : la conformité RGPD se construit avec le produit. Un défaut de conformité se paie en confiance autant qu’en sanctions.
Le cabinet accompagne les fondateurs sur ces cinq piliers, au forfait pour les missions définies. En savoir plus : Lancer votre plateforme ou votre projet IA.
Ce guide est une présentation générale : il ne constitue pas une consultation juridique. Pour votre situation, écrivez au cabinet.
